J'écoute : Qntal IV -Ozymandias Je regarde : Au delà Je lis : Schismatrice+ (fini, relecture) Je joue : à réfléchir Je mange : comme tout le monde, ou presque Je bois : apériodiquement Je cite : "Pour moi , l'automne n'a jamais été une saison triste. Les feuilles mortes et les jours de plus en plus courts ne m'ont jamais évoqué la fin de quelque chose mais plutôt une attente de l'avenir." Je pense : qu'il est temps de Vivre Je rêve : d'aimer encore et plus longtemps, d'Aimer un jour pour l'éternité plus un jour (mis à jour mardi 7 décembre 2010 à 18:38)
Il vole parmi les anges sans admettre ses ailes.
Il bondit parmi les diables sans admettre ses cornes.
Il rampe parmi les fous sans admettre sa folie.
Il chante avec les elfes sans admettre sa voix.
Il siffle parmi les faunes sans admettre ses vices.
Mais toujours, toujours il se plait au royaume des âmes où nul ne peut résider.
Et toujours, toujours il reste sensible à l’ensemble de l’être.
Don’t think. Don’t try. Just do it.
A new year is not an other but it could be better anyway.
Un petit homme seul sur une branche regarde au loin une scie en main.
Sourire en coin, il tient le manche et scie la branche.
En foyer protecteur, la famille nourrit et sourit.
Le petit homme sans rancoeur sourit aussi.
Il babille et oscille au bord de leurs coeurs.
Mais il rêve du dehors de la maison devenue prison.
Un petit homme seul sur une branche regarde au loin une scie en main.
Sourire en coin, il tient le manche et scie la branche.
Et les amis, durement acquis, ont du soucis.
Le petit homme se fait silence quand il ne hurle pas du rêve.
Il cherche la trêve dans le monde immense.
Leur ignorance il la nourrit, cherchant l'inconséquence.
Un petit homme seul sur une branche regarde au loin une scie en main.
Sourire en coin, il tient le manche et scie la branche.
Au moindre vent oscille la branche et grince la coupe franche.
Le petit homme crie qu'il ne souhaite pas tomber.
Mais il refuse la main. Tombera, tombera pas?
Entre ses mains l'objet de crainte est un jouet, une feinte.
Un petit homme seul sur une branche regarde au loin une scie en main.
Sourire en coin, il lâche le manche et choit la branche.
Il était remonté sur le sommet. Il avait remis ses chaines. Pour voir si finalement, cette place n'était pas la sienne. Encore et pour toujours loin de tout, si près de la fin qu'il s'était fixé. Rien n'a faire, le lien ne lui sied plus, ses ailes demandent espaces. Les pauvres, il redescend de la montagne. A chaque pas il tente de les faire disparaitre, temporairement, le temps de ce joindre au flot des âmes, de ce nourrir de ce qui suffit aux humains. Ses pas ralentissent au fur et à mesure qu'il se rapproche de la fange. Aura-t-il la force d'épouser le courant? Se lancera-t-il au coeur du tumulte au risque de se noyer? Un pas, puis l'autre, le moment se rapproche, mais nous n'y somme pas encore.
Ce soir minuit, l'outil redevient lui même. L'ordinateur comme dévoreur de temps, l'ordinateur comme dévoreur d'énergie, l'ordinateur comme illusion... Fin. Pas d'arrêt définitif c'est impossible mais une diminution drastique de l'utilisation du net comme fuite.
Les énergies comme les marées répondent à l'appel lunaire. Je me laisse bercer par cette marée intérieure. Profitant des marées montantes, subissant les assauts de la marée culminante, reprenant mon souffle quand la marée redescend. ...Les récifs ne sont point des écueils mais les points fixes nécessaires pour ne pas se perdre. Peu à peu je trace les contours de ce rivage plein de promesses. Demain se décide et se vit dés aujourd'hui.
De l'art de répandre la merde... Pour récolter de beaux fruit?
Prenez un jeune homme. Prenez le vers vingt-deux printemps, pas trop moche, pas trop bête. Un garçon dans la moyenne en quelque sorte. Donnez lui des études que beaucoup souhaiteraient avoir ou avoir eu. Donnez lui des amis sincères et fidèles. Donnez lui des camarades de classe patients. Agitez le tout.
Ce qui devrait ressortir de cette recette est un garçon épanoui, sur la voie d'un futur agréable, bien dans sa tête et apprécié de beaucoup de gens. Maintenant ajoutez à ce mélange un tout petit ingrédient. La volonté, acquise et renforcée, de ne pas vouloir tout cela. Un souhait complètement contre nature de vouloir rester le plus longtemps possible dans l'incertitude sur tous les plans. Agitez à nouveau.
Vous voilà face à un garçon étrangement conçu. L'apparence est la même. Ses discussions tout aussi intéressantes en apparence.
Maintenant demandez à ses camarades ce qu'ils en pensent. Ils vous diront que c'est un glandeur et un lâcheur, un mec qui n'a pas de parole et qui se plaint de tout. Et ils auront raison, c'est le visage qu'il leur a montré.
Demandez à ses amis ce qu'ils en pensent. Ils vous diront que c'est un garçon fascinant, riche, intelligent mais distant et qui parle beaucoup de lui. Ils vous diront également qu'il réfléchit trop, théorise trop et n'agit pas assez. Ils auront raison c'est le visage qu'il leur a montré.
Demandez à ses amours ce qu'ils en pensent. Ces personnes vous diront qu'il est adorable, tendre, mais qu'il a entre autre défaut de prendre la mouche à la moindre critique et de se renfrogner pour un rien. Et elles auront raison, c'est le visage qu'il leur a montré.
A présent regardez ce garçon répandre ce qu'il a toujours souhaité, le doute. Les gens n'acceptent pas le doute et l'indécis. Celui qui n'accepte pas d'être jugé car il sait déjà à quoi s'attendre. Il répand tant qu'il peut, à outrance. Il voit petit à petit camarades, amis et amours s'éloigner et ne plus lui donner crédit. Avec raison vu le visage qu'il leur a montré.
Mais le meilleur engrais n'est-il pas fait de merde la plus fraiche possible? La couche semble suffisante pour qu'une graine y pousse. Dans des conditions hostiles préparées par un jardinier aux idées étranges. Le doute, s'il est un bon engrais, est bien peu nourrissant. Que le jeune homme essaie d'autres nourritures plus adaptée, la volonté par exemple.
Instruments que sont les sentiments.
Orchestres que sont les individus.
Symphonies de vie qui se confrontent, se jaugent, se jugent.
Recherche d'accords et d'encore, la course sans fin des vibrations.
Turbulences des âmes qui baignent l'espace.
Chaque être en quête de sa propre mélodie.
Chaque âme en quête d'une musique en réponse.
Pulsation après pulsation, l'énergie se dépense sans relâche.
Soit ce moment, à l'unisson, la clef de voûte de la représentation.
La fin arrive sans doute.
Et chacun repart nourrit de sons à profusion.
Ne sachant trop qu'en faire, la recherche recommence.
Le manque constant de cette communion.
L'un piano, l'autre violon, mais n'est point de soliste.
Unissons tour à tour les sons et les atours.
La symphonie d'une vie est monotone.
La symphonie des vies est virtuose.
Conflit permanent de ces jeux d'harmonies qui n'ont de cesse de se heurter.
Approche et écoute mon chœur autant que tu écoutes le tien.
La partition vient à celui qui, loin de savoir, découvre sans cesse.